« Chercher au quotidien la fréquentation de quelque chose de nouveau, c’est amoindrir la crainte de l’inattendu. »
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Les êtres humains ont souvent peur du changement, préférant rester dans ce qu’ils connaissent déjà, même si cela est inconfortable. Cela n’est pas à juger, car certaines personnes ont tellement connu de changements dans leur vie, et parfois avec violence et contre leur volonté, qu’ils n’ont qu’un désir c’est de rester dans dans la sécurité, faisant de cette dernière leur priorité. Il faudra souvent du temps, de la patience et de la résilience pour se lancer dans un nouveau projet ou ne serait-ce émettre l’idée de changement. Et parfois cela ne sera pas possible du tout tant le traumatisme a été grand. Il sera alors important que l’entourage soit bienveillant, accompagnant et compréhensif. Ce qui pourra paraître évident pour certains, sera complétement inimaginable pour d’autre voir terrorisant. La voie sera l’apaisement et l’assurance que rien ne sera demandé au delà des capacités mentales, émotionnelles et physiques de la personne.
Pour d’autres le changement est une aventure, une histoire, une obligation pour vivre. C’est leur mode de vie ! Ils seront parfois taxés d’instables, d’aventuriers ou de courageux. Peu importe le terme, le changement leur procurera l’adrénaline suffisante pour continuer à aller plus loin, quitte parfois à se perdre et à en oublier le sens même de leur décision pour juste ressentir le grand saut. Cela peut mener à une sorte d’addiction ou compulsion au même titre que la nourriture, l’alcool, la drogue, les jeux vidéos ou tout autre sujet addictif.
Entre ces deux voies binaires et extrêmes, il peut y avoir aussi une voie du milieu ou la personne peut être en observation de ses comportements, de ses idées et de ses désirs. Comprenant que la vie est mouvement, et que rien ne reste figé ou cristallisé, si ce n’est dans l’esprit de l’être humain, il peut être intéressant de faire des petits changements dans sa vie qui nous amène à fréquenter le nouveau et moins craindre l’inattendu. Dans certaines entreprises, il est même prévu un pourcentage d’espace pour ce qui n’est pas prévu dans la journée, la semaine ou sur une plus longue période. Cela permet d’ y faire face sans se retrouver dans l’urgence et permettre une adaptation plus douces des conditions présentes.
La peur de ce qui n’est pas prévu, l’arrivée de l’inattendu peut être une source de stress pour une personne qui ne laisse pas d’espace au nouveau, pour une personne qui essaie de tout contrôler par peur justement de débordement. Cela peut mettre en péril toute son organisation et la laisser se montrer sous un aspect de faiblesse qu’elle ne souhaite pas montrer. Le cerveau lui même va dans le sens de la conservation, de la survie . Il n’aime pas les changements et met en mouvement notre rationalité basée sur des faits que nous connaissons déjà , nous proposant la voie peut être de l’ennui, du passable à la voie du changement, de la nouveauté .
Pour rassurer le cerveau et pour se rassurer soit même, il n’est pas besoin de faire de grands actes au quotidien. Mais tout doucement essayer de mettre en place des petites habitudes, comme un jeu dans certain cas.
Par exemple essayer d’écrire de la main droite si nous sommes gauchés et l’inverse si nous sommes droitiers. Essayer de prendre un nouveau chemin en revenant du travail. S’arrêter à une station de bus plutôt et finir le chemin à pied. S’habiller avec une autre couleur. Tenter de faire un passe temps manuel, si cela n’a jamais été fait permet de se confronter à ses possibilités et dépasser la peur de la maladresse ou de mal faire. Cela permet également de développer une motricité plus fine et une coordination plus ajustée. Se mettre à un sport que nous avons toujours voulu faire. C’est là quelques nombreux exemples et il y en existe de si nombreux dans tant de domaine ; s’inscrire à une chorale, à un cours de dessin, à un cours de langue et j’en passe.
Changer ses habitudes par des petits actes, par des petits projets permet à notre cerveau de comprendre que le changement et le nouveau n’est pas toujours synonyme de danger et qu’au contraire il est possible d’acquérir de nouvelles compétences, de nouveau mécanisme. Et le secret dans tout cela c’est qu’il n’y a pas d’âge ! A tout moment nous pouvons nous y mettre ! Le cerveau est plastique toute la vie !
Bien sur ces petits changements ne pourront pas nous armer face à des gros chocs ou des urgences de survie (et encore ce n’est pas une vérité absolue, tant de gens ont eu des comportements admirables ou de courage face à un situation à risque, là ou personne ne les attendait) . Mais cela aura permis de créer de nouvelles connexions neuronales comme des sillons tracés dans un champ. Cela nous aura à nouveau donner confiance en soi et distiller le plaisir, la joie de faire, de découvrir. Et qui sait nous permettra peut être d’être plus résilient face à d’autres changements plus grands et parfois hors de notre volonté.
Enfin s’engager dans un changement nous permet de rencontrer des nouvelles personnes, de créer des communautés et qui sait cela peut devenir des endroits, des groupes de ressourcement et de ressource. Le tout est de se donner du temps, de reconnaitre ce que l’on peut faire ou non en fonction de ses capacités et de l’environnement et surtout de se remercier d’avoir oser le petit pas qui fait toute la différence.