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Nouvelle réflexion inspirée des « excuses ca suffit ! » de Wayne Dyer et dont le sujet est : C’est trop gros !
Une réflexion qui donne un sentiment d’écrasement et d’étouffement face à une situation, une prise de décision, une action ou un projet qui nous semble trop gros pour nos épaules, trop lointain pour pouvoir le ressentir, comme une montagne sur notre chemin. C’est une expression populaire et très imagée qui nous met dans une situation d’incapacité, de non possibilité d’accomplissement. Une expression avec laquelle les autres peuvent rire ou trouver ridicule notre comportement ou notre réaction. Et pourtant en soi, c’est comme si tout notre être ressentait le poids de la chose d’une manière physique.
Lorsque nous avons été enfant, nous avons eu souvent cette sensation que les choses étaient trop grosses à supporter pour notre petit cœur, trop grosse à soulever pour nos petits bras et trop grosse à regarder pour notre regard. Si nous avons pu être accompagnés et mis en sécurité, rassurés durant cet épisode, nous aurons pu le passer avec calme et confiance. Mais si par contre notre entourage s’est un peu moqué ou bien n’a pas pris au sérieux notre angoisse ou notre peur, et bien nous avons peut être dû nous adapter avec les moyens du bord et transporter depuis jusqu’à notre âge adulte, une sensation de malaise, d’insécurité face à ce qui pourrait nous paraître insurmontable.
Notre émotion nous faisant voir la réalité différente de ce qu’elle est . L’ arbre cache la forêt, en réalité c’est juste une branche. Mon patron me demande de rendre ce dossier dans les plus brefs délais ! je n’y arriverai pas, c’est trop gros ! J’angoisse ! Je dis oui avec un faux enthousiasme car le patron sait qu’il peut compter sur moi et je ne veux pas le décevoir. J’ai tellement besoin de reconnaissance ! Mais à quel prix ! tension, confusion, stress et vision de la réalité erroné avec un discernement dans les chaussettes !
Il est temps de prendre du recul, temps de retirer ses lunettes si vieilles de la non confiance dans ce que je peux être de sincère et dans ce que je peux faire de vraiment honnête et partageant. Il n’est pas nécessaire de s’autoflageller, de se maltraiter, il est juste temps de se remercier, de se gratifier et comme dit Wayne , de faire une chose à la fois et de se concentrer sur le présent, de ce qu’il est possible de faire, d’observer et de comprendre. Comprendre ce que l’on ressent, se donner du temps, observer ce qui me fait mal, ce qui me donne de la joie.
Et à partir de cet endroit en moi que je respecte vraiment, de regarder les choses telles qu’elles sont dans les faits et non dans l’effet qu’elles me font. Ce qui est gros se découpe en petits objectifs, ce qui est gros se partage dans la discussion, dans l’échange, dans la demande d’aide. Ce qui parait gros, on en rit, ce qui parait gros on en approche à pas de loup comme un jeu d’enfant.
Je remets de la joie en moi en me faisant plaisir. Je cultive la gratitude de chacun de de mes petits gestes et progrès. Je dis Ok quand je n’arrive pas à avancer, j’exprime ce que je ressens et je nourris mon besoin profond. Surtout je ne m’oublie pas et j’essaie de comprendre si c’est si gros que cela ou si c’est en moi qu’il y a des doutes, des peurs, des non envies aussi. je respecte mon rythme et je profite de cette « montagne » ou de cette « taupinière » sur mon chemin pour essayer d’explorer mes ressources ou d’en trouver de nouvelles comme si c’était un jeu de construction, un puzzle ou je dois rassembler toutes les parties du problèmes.
Et si j’ai peur, ce n’est pas un problème, et si je doute c’est encore moins un problème. J’avance sur un pied, sur les deux pieds, je recule , je m’arrête, je prends le temps, je me serre d’une canne, je demande de l’aide et je sens que je trace un chemin, une route et surtout je vis mon histoire avec le plus d’honnêteté. J’emprunterai peut être d’autres chemins, j’expérimenterai d’autres formes d être et de faire mais j’avancerai avec le temps nécessaire et mon désir d’accomplissement, ma joie de cultiver peu à peu la confiance fera que la montagne sur ma route, fondra peu à peu comme neige au soleil.